Mardi 24 novembre 2009
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link (cliquez sur le lien ci-contre)
Pour élire les 200 normands de l'année 2009 rendez vous sur le site : www.paris-normandie.fr. Vous devrez élire
le candidat de votre choix dans chacune des catégories proposées. Vytas Kraujelis figure dans la catégorie "sous les projecteurs" si vous souhaitez soutenir sa candidature, votez... Merci, vous
avez jusqu'au 29 Novembre...
Par ABBAYE DE MORTEMER
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Mercredi 21 octobre 2009
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Par ABBAYE DE MORTEMER
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Mardi 20 octobre 2009
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Dans mes précédents articles, je vous ai
fait vivre en temps réel la création, la mise en place, puis l'inauguration du chemin des ducs de Normandie qui
abrite désormais quinze statues représentant les figures emblématiques qui ont fait l'histoire de la Normandie et de l'Angleterre depuis Rollon jusqu'à Jean Sans Terre. Si cette période de
l'histoire vous passionne, je vous recommande vivement la visite qui ne pourra que compléter vos connaissances, tout en vous permettant de profiter de la beauté du site qui s'étend au bord des
étangs, dans la partie boisée du parc.
Henri 1er qui est comme vous le savez sans doute, le fondateur de l'Abbaye de Mortemer y figure en bonne place et mérite à lui seul un article dans ce blog. Avant de vous raconter son histoire,
je vais tout d'abord vous parler de la fondation de cette Abbaye Cistercienne au 12ème siècle.
Au début des années 1130, un groupe de moines qui avaient perdu le patronnage cherchait un lieu pour s'établir. Leur intention était de se diriger vers Limoges mais Henri 1er leur interdit de
quitter la Normandie et les dirigea vers le Vexin Normand. Les moines aimèrent ce lieu situé dans une vallée sacrée de la forêt de Lyons où habitaient déjà trois ermites. Quand le roi appris que
les ermites étaient favorables à l'accueil des moines errants, il leur promit de soutenir la fondation d'un monastère à cet endroit et de leur donner des biens. Par la suite, Henri 1er rendit
visite aux moines, leur accorda le terrain pour la construction des bâtiments et l'utilisation limitée de la forêt, ainsi que tous les privilèges royaux dus aux monastères. Deux ans avant sa
mort, il finança la construction en pierre de l'Abbaye. L'Abbé en poste choisit de rejoindre l'ordre des Cisterciens alors qu'Henri 1er était déjà mort. La charte d'Etienne de Blois et d'Henri II
confirma les biens accordés a l'Abbaye et le fait que l'Abbaye Mortui-Maris fût fondée par Henri 1er. Dans une liste qui énumère les constructions importantes sous le règne d'Henri 1er, l'Abbaye
de Mortemer apparaît après Reading, Cirencester et Notre Dame du Pré. La dernière visite attestée par une charte à Mortemer date d'avril 1134.
HENRI 1ER BEAUCLERC
Né après la conquête de l'Angleterre, approximativement entre mi-mai 1068 et mi-mai 1069, Henri est le plus jeune fils de Guillaume Le Conquérant. Il ne reste pas de traces écrites de son bâptème
et sa date de naissance est calculée d'après la date probable des retrouvailles de ses parents. Il naît dans "le pourpre", c'est a dire de parents couronnés, sacrés rois.
Il est probable qu'il ait vécu temporairement au sein de la maison de l'évêque Osmond, en compagnie des moines de la cathédrale de Salisbury où il reçut une éducation littéraire puisqu'il savait
lire le Latin, d'où son surnom de Clerc, à la fin du XIIIème siècle, puis de Beauclerc, un surnom qui lui fût attribué bien longtemps après sa mort, au début du XIVème siècle. De son vivant, son
éducation soignée était un sujet de moquerie de la part de ses adversaires. Un souverain se devait de savoir se tenir à cheval et de gouverner l'épée à la main et non pas en lisant des livres.
Une blague circulait à son propos : on le disait tellement érudit qu'il aurait été capable en voyant l'empreinte d'un cerf, de dire combien de branches il possédait sur ses bois. Certains autres
l'appelaient "pied de cerf" probablement en référence à la chasse qui fût fatale à Guillaume Le Roux.
Etait il destiné à une carrière ecclésiastique par ses parents ? Quoi qu'il en soit, en 1086 cette destination n'était plus à l'ordre du jour puisque son père l'arma chevalier.
L'année suivante, en 1087, il se trouve au chevet de son père mourant à Saint Gervais près de Rouen. Sur son lit de mort, Guillaume Le Conquérant annonce ses dispositions à propos de l'héritage.
Henri recevra de l'argent (entre 2000 et 5000 livres), ainsi que les terres ayant appartenues à sa mère défunte, Mathilde de Flandres, son frère aîné, Robert II Courteheuse héritera du duché de
Normandie et le puiné, Guillaume Le Roux, du royaume d'Angleterre.
Après la mort de son père survenue le 9 septembre 1087, Henri se trouve dans une position difficile et doit s'adapter à la rivalité existante entre ses deux frères aînés. Difficile de suivre l'un
sans mécontenter l'autre. Quand Robert veut attaquer l'Angleterre pour s'emparer du trône royal, il demande de l'aide a Henri. Celui-ci refuse de lui prêter de l'argent mais accepte d'acheter la
concession des droits sur le Cotentin et l'Avranchin. il se trouve ainsi maître de l'extrémité ouest du duché dont fait partie l'Abbaye du Mont Saint Michel et aussi les terres de grands
seigneurs. Cette situation géographique tient Henri habilement éloigné des principaux centres du pouvoir ducal.
Henri traverse la Manche pour réclamer à Guillaume Le Roux les terres de sa mère. Celui-ci refuse de les lui rendre et Robert, qui a des suspicions sur la loyauté d'Henri l'arrête à son retour en
Normandie. Il le maintient en prison pendant près de six mois avant de le libérer. C'est leur demi-oncle, Odon de Bayeux, libéré de prison après la mort de Guillaume Le Conquérant, qui dresse les
deux frères les uns contre les autres.
Malgré l'attitude injuste de ses frères envers lui, Henri leur reste fidèle. Quand en 1088, Guillaume Le Roux soulève les Normands contre Robert Courteheuse, Henri se bât contre les rebelles de
la ville de Rouen et dirige les combats. Son frère Robert perd le contrôle de la situation et s'enfuit. Après cet épisode, Robert et Guillaume concluent la paix et se retournent contre Henri qui
est contraint de se réfugier dans l'Abbaye du Mont Saint Michel !
Puis les relations entre le duc de Normandie et le roi d'Angleterre se dégradent à nouveau, ce qui permet a Henri de reprendre pied en Normandie moins de deux ans après son départ forcé. Il
s'établit à Domfront entre 1093 et 1096 et deviendra le gouverneur et le protecteur de la ville en 1192.
En 1096, le pape Urbain II, par l'entremise de l'abbé de Sainte-Bénigne-de-Dijon, parvint à établir un accord entre les frères ennemis. Robert II Courteheuse remet la garde du duché à Guillaume
Le Roux contre 10000 marcs d'argent, qui doivent financer sa participation à la première croisade. Le départ de Robert éclaircissait la position d'Henri puisqu'il n'était plus pris entre deux
feux. Il se rapproche de son frère Guillaume et l'assiste même dans les négociations et les affaires de l'Etat. En 1097, Henri participera aux côtés de Guillaume Le Roux à la campagne du Vexin
dirigée contre le roi de France. Ils reprendront ensembles Gisors, que Robert avait du céder quelques années auparavant.
En 1099, les croisés entrent dans Jérusalem. La croisade étant terminée, Robert II Courteheuse pouvait retourner dans son duché. Sur le chemin du retour, il s'arrête en Italie du sud où il trouve
à se marier. Ce mariage n'est pas une bonne nouvelle pour Guillaume et Henri car il ouvre la possibilité que Robert ait un héritier. Du coup, le duché de Normandie a peu de chances de se
retrouver un jour entre leurs mains. Un événement inattendu changera les perspectives. Le 2 août 1110, le roi d'Angleterre Guillaume II Le Roux trouve la mort durant la chasse à New Forest où il
est tué accidentellement par une flèche tirés par Gautier Tirel.
Dès qu'Henri apprend la mort de Guillaume, il s'empresse de se rendre à Winchester, un des principaux centres du pouvoir royal, pour s'emparer du trésor. Malgré la réticence de quelques barons,
l'argent est remis au frère du roi. Suivant l'accord conclu entre Robert et Guillaume, le survivant devait hériter des possessions de l'autre s'il mourait sans descendance. Mais Henri réclame le
trône en s'appuyant sur le fait qui est né "dans le pourpre" (de parents couronnés). Il sera couronné par l'évêque de Londres le 5 août 1100 à l'Abbaye de Westminster.
Un mois après le couronnement d'Henri 1er, Robert II Courteheuse revient en Normandie avec son épouse italienne. Il réclame le trône d'Angleterre à Henri qui le dédommage avec de l'argent. Bien
accueilli par la plupart des barons normands, il ne peut néanmoins s'empêcher de penser que s'il était revenu plus tôt, il serait devenu roi à la place de son frère...
Le 11 novembre 1100, Henri épouse Edith, la fille aînée de Malcolm III, roi d'Ecosse. Comme Edith était aussi la nièce d'Edgar Atheling, ce mariage consacre l'union entre la lignée normande et
l'ancienne lignées des rois anglo-saxons. En devenant reine, Edith renonce à son prénom anglais et prend le nom de Mathilde. Elle est alors âgée de 20 ans.
Le règne d'Henri 1er d'Angleterre est une période de paix et de prospérité au sein du royaume. Le nouveau roi réussit même à conclure la paix avec les princes de Galles. Il préférera toujours
négocier la paix et ne choisira la guerre que dans les cas extrêmes. Il en sortira d'ailleurs presque toujours vainqueur.
Le 28 septembre 1106, la bataille de Tinchebray oppose le duc de Normandie Robert II Courteheuse à son frère Henri 1er roi d'Angleterre. La raison de cette bataille est la possession du trône
ducal de Normandie. Il existe deux versions qui se fondent en une quant à la lutte pour le duché. La première évoque que les barons normands auraient appelé Henri pour administrer le duché car
Robert était incapable de maintenir la paix, et la seconde, que Robert aurait attaqué les terres des fidèles seigneurs d'Henri en Normandie. Le roi aurait donc mené cette bataille pour les
défendre. Quoi qu'il en soit, il est évident qu'il était nécessaire pour Robert et Henri de réunir l'héritage de Guillaume Le Conquérant car la situatin était intenable. Un grand nombre de leurs
sujets possédaient déjà les terres du duché et du royaume. L'armée d'Henri 1er gagne la bataille. Robert II Courteheuse sera capturé et restera en prison à Bristol et à Cardiff jusqu'à la fin de
sa vie en 1134.
Le 1er mai 1118, la reine Mathilde, épouse d'Henri meurt.
En 1119 le chambellan du roi Herbert tente de tuer Henri 1er. Le complot est déjoué a temps. La même année, la fille naturelle d'Henri 1er, Juliana mariée à Eustache de Breteuil se rebelle contre
son père et lui décoche une flèche tentant de le tuer. A partir de ce moment, le roi devient suspicieux, s'entoure d'une garde personnelle et change souvent de lieu pour passer ses nuits. Pour
mener la guerre, il s'appuie sur sa famille militaire composée de chevaliers entraînés et commandés par ses fils bâtards Robert de Gloucester et Richard de Breteuil.
Durant une grande partie de l'année 1119, Henri 1er subit les attaques plus où moins importantes du roi des Francs, Louis VI. Celui-ci sera écrasé à Noyon sur Andelle le 20 août de cette même
année. Il est nécessaire de préciser que le roi des Francs utilise comme prétexte le fils légitime de Robert II Courteheuse, Guillaume Cliton, pour attaquer Henri 1er qui est considéré comme
usurpateur des droits d'un héritier du fils aîné de Guillaume Le Conquérant.
Le 25 Novembre à Barfleur, dans le naufrage de la Blanche Nef, Henri 1er perd son fils unique et héritier désigné et accepté de tous : Guillaume Adelin. (voir l'article consacré a cette
épisode)
Le 21 janvier 1121 à Windsor, Henri 1er épouse Adelize de Louvin.
En mai 1125, Mathilde d'Angleterre (la fille d'Henri 1er) devient veuve après la mort de son époux Henri V. Son père la rappelle en Normandie et, après de longues consultations avec la noblesse
normande et anglaise, réussit à l'imposer comme unique héritière du trône ducal et de la couronne royale.
En 1127-1128, Henri 1er marie Mathilde à Geoffroy V le Bel, comte d'Anjou. Mathilde abandonnera son époux au bout d'un an de mariage et c'est son père qui la renverra auprès de lui le 13 juin
1131 avec le soutien de son conseil royal. En 1135, Geoffroy V le Bel réclame à Henri 1er les châteaux de la dot de son épouse. Celui-ci refuse. Mathilde passe alors à l'action militaire contre
son père.
DESCRIPTION DE LA MORT DU ROI HENRI 1ER PAR LE MOINE ORDERIC VITAL.
Le lundi, Henri se rend au château de Lyons et se prépare pour la chasse prévue le jour suivant. Il tombe malade dans la nuit. Du mardi au Dimanche, sa santé se dégrade. Le roi se confesse
auprès de son chapelain, envoie chercher l'Archevêque de Rouen Hugues. Robert de Gloucester se rend auprès du roi Henri . Henri 1er ordonne de prélever 60 000 livres dans le trésor royal à
Falaises et de payer les membres de sa maison ainsi que l'armée. Il exprime le voeu d'être enterré à Reading. Le roi Henri 1er s'éteint le 1er décembre 1135 avant minuit. Son corps est escorté
par Robert de Gloucester accompagné d'autres personnalités. Dans la chambre de l'Archevêque de Rouen, le corps du roi est embaumé par un spécialiste de ce genre d'opérations. Ses entrailles sont
placées dans une urne qui sera enterrée à Notre Dame du Pré. Son corps est escorté à travers Pont Audemer, Bonneville et jusqu'à Caen où il est déposé à l'Abbaye de Saint Etienne en attendant que
les vents se calment. Après Noël, les moines de Saint Etienne accompagnent la dépouille du roi dans sa traversée de la mer. Henri 1er sera enterré à l'Abbaye de Reading le 4 janvier 1136 en
présence du futur roi Etienne de Blois, des prélats et des seigneurs du royaume.
La mort d'Henri 1er est un choc. Henri de Huntingdon raconte qu'Henri 1er serait mort après avoir ingéré des lamproies, alors que son médecin traitant les lui interdisait.
Avariées où empoisonnées ? La question reste sans réponse. Il est fort possible que ces lamproies aient été livrées par les moines de Mortemer elles ont peut être même été consommées sur place,
sur le territoire de l'Abbaye de Mortemer.
Un deuxième choc se produit trois semaines plus tard, quand Etienne de Blois devient roi d'Angleterre, usurpant le trône à Mathilde et plongeant le royaume d'Angleterre et le duché de Normandie
dans une longue guerre meurtrière.
Sources : Recherches menées par Vytas Kraujelis - Wikipédia.
L'illustration du haut est un dessin original de Vytas Kraujelis.
Ci-contre Henri 1er sculpté par Vytas Kraujelis pour le chemin des ducs.
Par ABBAYE DE MORTEMER
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Publié dans : HISTOIRE
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Dimanche 11 octobre 2009
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2009
15:54
Les comédiens de la troupe de Mortemer sont repartis et l'Abbaye de Mortemer à pris ses quartiers d'hiver après
l'effervescence estivale. Cette année encore, de belles amitiés ont vu le jour, des relations se sont nouées, des histoires d'amour aussi...
On dit qu'à Mortemer, une fontaine magique permet aux célibataires de rencontrer leur âme soeur. Il suffit d'y jeter une pièce en disant la prière consacrée, et l'on a toutes les chances d'être
exaucé si l'on en crois les nombreux témoignages que nous recevons chaque jour. Plusieurs mariages ont été célébrés et j'ai pu moi-même constater la véracité des faits puisque ma propre nièce a
trouvé l'homme de sa vie il y a trois ans lors la fête des célibataires organisée pour la Sainte Catherine. Coïncidence où magie ? Je ne saurais le dire. Ce qui est sûr, c'est que les vertus de
cette fontaine sont connues depuis la nuits des temps et ses bienfaits relatés dans de nombreux écrits anciens...
Plusieurs reportages télévisés pour FR3 ont été consacrés a cette manifestation dont les résultats et le sérieux ne sont plus a démontrer. Mireille Dumas nous a même fait l'honneur d'une émission
spéciale dans "vie privée, vie publique" et Jean Pierre Pernaud nous à aussi consacré un reportage dans son journal sur TF1.
Alors, si vous souffrez vous aussi de votre solitude, que vous recherchez sérieusement le bonheur a deux, pourquoi ne pas tenter votre chance ? Tout ce que vous risquez c'est de
passer une agréable journée en bonne compagnie. Et puis l'Abbaye de Mortemer est magnifique à cette saison...
PROCHAINE FETE DES CELIBATAIRES : DIMANCHE 22 NOVEMBRE 2009
RENSEIGNEMENTS ET RESERVATION
02.32.49.54.34
e-mail : mortemer@orange.fr
Par ABBAYE DE MORTEMER
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Publié dans : FETE DES CELIBATAIRES
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Mercredi 23 septembre 2009
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2009
18:18
Par ABBAYE DE MORTEMER
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Publié dans : FANTOMES
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