Bonjour,
Cela fait un petit moment que je ne vous ai pas donné de nouvelles. J'attend toujours vos articles et vos commentaires, mais bon, puisque vous ne voulez pas écrire je vais m'y coller.
Dimanche, l'Abbaye organisait des visites guidées un peu spéciales, auxquelles j'ai eu le plaisir de participer. Habillés de superbes costumes d'époque, Vytas, Michèle, Véronique et moi-même avons donc reçu les visiteurs dans les salons de l'Abbaye pour leur conter les textes écrits par Vytas relatant les évènements et la vie de personnages illustres directement liés à l'histoire de Mortemer et de la Normandie.
Nous avions sérieusement répété nos textes et pourtant un petit trac me prenait au ventre en attendant l'arrivée du premier groupe. Michèle et moi devions raconter le naufrage de la "Blanche Nef", ce bateau sur lequel s'embarquèrent les enfants naturels d'Henri 1er Beauclerc, fondateur de l'Abbaye de Mortemer, et qui sombra corps et biens. Son fils légitime, héritier du trône, Guillaume Adelin trouva la mort ainsi qu'une grande partie de la jeune noblesse du Duché et du Royaume qui tous périrent noyés. Etienne de Blois, neveu du Roi survécut à cette tragédie, changeant ainsi le cours de l'histoire. Dans la salle suivante, c'est Véronique qui racontait l'histoire de la couronne tant convoitée de Mathilde l'Emperesse, l'héritière légitime du trône puisque fille d'Henri 1er, mais a qui l'on refusait le pouvoir, simplement parce qu'elle était une femme. Elle se battit durant 19 années contre son cousin et usurpateur, Etienne de Blois.
Enfin, dans la dernière salle, Vytas se tenait près du gisant d'Henri II Plantagenêt et contait l'histoire de ce Roi, qui après avoir épousé Aliénor d'Aquitaine connut la gloire et chassa les années noires du règne d'Etienne de Blois, avant de mourir oublié de tous et dans le plus grand dénuement. Ce fut une expérience nouvelle pour nous. Le fait de se trouver si près du public, presque au contact, etait assez impressionnant. En même temps, c'etait assez agréable de voir tous ces visages attentifs suspendus à nos lèvres.
Je n'ai malheureusement pas réussi mes photos, mais je viens d'apprendre qu'un article était paru aujourd'hui dans le journal local Paris Normandie.
Je vous dis à bientôt pour les prochaines répétitions.
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